Beaucoup de personnes pensent encore qu’une gorgée de soda peut calmer nausées et diarrhées d’une gastro-entérite. Jimmy Mohamed rappelle pourtant que ce réflexe familier reste trompeur et peut aggraver la déshydratation. Comprendre les effets réels de ces boissons gazeuses aide à choisir des solutions plus sûres, surtout pour les enfants et les personnes fragiles. L’objectif consiste à soulager sans illusions et à protéger l’hydratation.
Pourquoi la gastro-entérite ne se soigne pas avec du soda
Le Coca semble parfois apaiser sur le moment car le cerveau associe le goût sucré à un réconfort immédiat, affirme rtl.fr. Cet effet repose surtout sur le placebo et ne modifie pas le mécanisme de la gastro-entérite. Le corps continue à perdre de l’eau et des sels minéraux par les vomissements répétés et les selles liquides.
Sur le plan physiologique, ce type de boisson contient beaucoup de sucre mais presque pas de sel. Ce déséquilibre empêche une hydratation correcte. Le sucre très concentré attire l’eau vers l’intérieur du tube digestif, ce qui peut augmenter la diarrhée et entretenir la fatigue générale déjà présente.
La caféine ajoutée dans de nombreux sodas crée un autre problème. Cette substance possède un effet diurétique et pousse à uriner davantage. Chez une personne déjà affaiblie, ce phénomène accélère encore la perte de liquide. Le résultat cumulé reste une déshydratation plus rapide malgré l’impression de boire souvent.
Pourquoi Coca et Pepsi restent inefficaces pendant l’infection digestive
Les idées reçues autour du Coca viennent aussi de son histoire commerciale longue. La boisson a été parfois présentée comme capable d’aider la digestion. En réalité, aucune donnée solide ne montre une efficacité réelle sur les douleurs abdominales ou sur les infections intestinales aiguës.
Le concurrent Pepsi repose sur une légende similaire entretenue dès sa création. La boisson est née à la fin des années 1800 dans une pharmacie. Son nom renvoie à la pepsine, une molécule liée à la digestion. Les premières campagnes promettaient une amélioration de la dyspepsie, ces douleurs d’estomac si gênantes.
Aucune preuve clinique robuste ne confirme ces promesses historiques, que l’on parle de Coca ou de Pepsi pendant une gastro-entérite. Pendant un épisode digestif aigu, ces sodas apportent surtout du sucre simple en grande quantité. Au lieu de calmer l’inflammation, ils favorisent un appel d’eau dans l’intestin et peuvent amplifier la diarrhée.
Solutions pratiques contre la déshydratation pendant une gastro-entérite
Certains remèdes de grand-mère gardent une petite utilité pendant ces épisodes de gastro-entérite. L’eau de riz, récupérée après la cuisson, contient de l’amidon qui ralentit un peu le transit et rend les selles moins liquides. Elle ne remplace pas une réhydratation structurée. Une solution maison rassemble un litre d’eau, six cuillères de sucre et une de sel.
Les médicaments restent parfois nécessaires pour contrôler des diarrhées importantes. Smecta, Imodium et Tiorfan se montrent efficaces dans plusieurs situations. Smecta, fabriqué à base d’argile, est déconseillé avant deux ans en raison d’un risque de contamination en plomb chez les enfants les plus jeunes.
Imodium peut bloquer le transit plusieurs jours et provoquer des douleurs au ventre. Tiorfan aide à réabsorber l’eau et limite un peu la déshydratation chez l’enfant. Les trois médicaments restent vendus sans ordonnance. En cas de vomissements persistants, mieux vaut une sucette, un bonbon ou un peu de jus de pomme bu par petites gorgées toutes les dix à quinze minutes plutôt que du Coca.
Signes qui doivent alerter et gestes simples à adopter sans attendre
Lorsque les vomissements se répètent malgré les précautions, les sirops censés les stopper aident rarement. Ce signal traduit souvent un estomac presque vide et un risque de déshydratation, surtout en cas de gastro-entérite chez l’enfant ou la personne âgée. Vertiges, bouche très sèche ou absence d’urine doivent alerter. De petites gorgées régulières de boisson sucrée adaptée complètent la réhydratation, mais l’hôpital reste indispensable si l’état ne s’améliore pas.






